Usine de matériel agricole Wallut, puis CIMA-Wallut, puis CIMA, puis International Harvester France, puis Krone, puis entrepôt industriel et câblerie... Jusqu’à la Hall Perret, E. Leclerc
Hauts-de-France, Oise, Montataire
Historique
Transformation, rénovation et extension d’une halle Perret pour un pôle culturel abritant une école de musique, une école de danse, une salle de diffusion et un studio d’enregistrement.
Les halles des frères Perret sont magnifiées en libérant les ossatures originelles. La déambulation, l’attente et la pratique musicale sont autant d’activités qui se fondent dans ce paysage de béton élancé et baigné de lumière naturelle. Les trois équipements profitent de la hauteur de l’aile centrale pour s’inscrire au cœur de la structure en s’étendant linéairement d’une extrémité à l’autre. Les espaces entre l’ossature et le programme sont libérés pour devenir des lieux de rencontre et d’expression artistique qui prolongent l’espace urbain. Les grandes salles disposées au cœur des halles bénéficient de la double hauteur pour favoriser l’acoustique et profiter de l’éclairage zénithal. L’accès à l’étage constitue une promenade étonnante dans le volume généreux de la halle de 1949.
Description
Le site de l’ancienne usine de construction mécanique Wallut occupe une vaste parcelle longeant la rue Ambroise Croizat au nord-est et les voies ferrées au sud-ouest. Les anciens ateliers de fabrication sont édifiés à la limite ouest de la parcelle. Ils sont composés de bâtiments construits dans des matériaux différents témoignant de plusieurs campagnes de constructions. Un premier atelier est construit en brique : les fenêtres ont toutes été bouchées par des parpaings de béton. Il est composé de six travées couvertes en shed (verre et tuile mécanique en couverture). La charpente métallique est apparente et possède des poutrelles horizontales en treillis ainsi que des poutrelles pleines rivetées. Les poteaux porteurs sont en métal. Cet atelier est prolongé à l’ouest par cinq travées construites en béton, brique et parpaing de béton sur soubassement de pierre enduit. La toiture en voile de béton est percée de lanterneaux en verre, tôle ondulée et tôle translucide. Ces ateliers en béton s’étendent vers le sud avec 8 travées. Deux grandes halles construites en brique et essentage de tôle complètent cette vaste surface dévolue à la fabrication. La toiture est en tuile mécanique à deux pans surmontée d’un lanterneau couvert en verre. La charpente métallique est apparente. Un bâtiment en brique abrite les anciennes douches et vestiaires des employés. Il est construit en brique sur un étage carré. Sa toiture à deux pans en tuile mécanique est sommée d’un lanterneau en verre. L’ancienne fonderie construite en brique et béton lui est accolé. Le bâtiment possède trois travées dont une centrale plus large. La couverture est en béton bombé couvert de matériau synthétique translucide également bombé. Cet atelier est prolongé vers l’est par une deuxième construction en béton plus haute et au couvrement en béton différent. La toiture en béton est surmontée d’un lanterneau à deux pans en verre. L’usine est reliée aux voies ferrées du chemin de fer du Nord. Elle possède une desserte vers des ateliers de fabrication (trois halles construites en brique et couvertes d’un toit à deux pans en tuile mécanique) et une desserte vers les quais de transbordement (chargement et déchargement). Les quais sont bordés par un entrepôt en pierre enduite de plan rectangulaire régulier. Il est couvert d’une toiture à deux pans en tuile mécanique et tôle ondulée. Un hangar couvert d’un toit en tôle ondulée prolonge les rails. Un pont-roulant déposé, de marque Unelec, construit à Orléans, est envahi par la végétation. L’entrée des dessertes ferroviaires est encadrée par deux piliers en maçonnerie enduite sommés par un toit pyramidal. Un mur en pierre de taille clos la parcelle le long de la rue Ambroise Croizat. Deux grands marronniers d’Inde ont été plantés à l’entrée de l’usine. Des logements de contremaître, de type jumelé, sont construits dans l’enceinte de l’usine mais séparée d’elle par des murs de clôture en ciment. Ils sont construits en brique et possèdent un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble. La toiture à deux pans est en tuile mécanique. Les bureaux sont composés d’un rez-de-chaussée surélevé et d’un étage carré et sont couverts d’un toit à longs pans et croupes en tuile mécanique. Ils sont construits en brique et maçonnerie de pierre. Les encadrements des baies sont soigneusement appareillés de briques peintes en blanc, de pierre et de fer. L’intérieur n’a pas conservé ses volumes d’origine.
Ancien entrepôt industriel (classage de chiffons et triage des vieux métaux) Borg et Lévy, puis Vandrand et Capéran, puis usine de construction mécanique CIMA
Historique
L’atelier de classage et de triage de chiffons est créé en 1893 par deux industriels beauvaisiens, Borg et Lévy. Il est raccordé dès l’origine par une voie ferrée au Chemin de Fer du Nord. Un hangar est construit en 1899. En 1907, de nouveaux bâtiments sont édifiés : magasin à charbon, magasin, bureau, pont à bascule, vestiaire et voie ferrée. Au classage des chiffons s’ajoute au début des années 1910 le triage des vieux métaux. L’entrepôt industriel, qui reste la propriété de la famille Borg jusqu’à sa cession à l’usine de construction mécanique CIMA, change de raison sociale au milieu des années 1920 et devient les établissements Vandrand et Capéran (fondés en 1856). Touché par les bombardements aériens de 1944, l’entrepôt ne poursuit pas son activité après-guerre et la parcelle est vendue à l’usine mitoyenne de construction mécanique CIMA cette même année. Cette dernière intègre dans un premier temps les bâtiments pour un usage industriel puis les détruit (démolition de l’atelier de triage et de classage des chiffons en 1950 et 1951) pour aménager de nouveaux raccordements ferroviaires. Aujourd’hui, seuls les piliers d’entrée des anciens établissements sont encore visibles.
Description
Il subsiste les deux piliers de l’ancienne entrée de l’atelier de classage des chiffons en maçonnerie enduite ainsi que le mur de clôture en pierre le long de la rue Ambroise Croizat. Les voies ferrées de raccordement à la gare de Montataire sont également visibles.
Documentation :
- Usine de matériel agricole Wallut, puis CIMA-Wallut, puis CIMA, puis International Harvester France, puis Krone, puis entrepôt industriel et câblerie… Jusqu’à la Hall Perret, E. Leclerc
- Ancien entrepôt industriel (classage de chiffons et triage des vieux métaux) Borg et Lévy, puis Vandrand et Capéran, puis usine de construction mécanique CIMA

























































































